A propos de moi

Artiste polymorphe, j’explore la nature et les relations humaines, la perception du monde et la difficulté d’être à travers, aquarelles, esquisses, croquis, tableaux. Mes oeuvres sont tout à la fois, organiques, inspirées par la nature, fenêtres par lesquelles le détail mène au tout. Les formes par lesquelles je transcris le réel sont à la fois fonctionnelles et esthétiques, je les trouve en abondance dans la nature, par exemple dans les joncs, les roseaux, les os; il n’existe pas de meilleure structure que celle d’un tronc d’arbre ou d’un squelette humain.

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Le dessinateur se réjouit de la simplicité merveilleuse de son art qui lui permet de se contenter d’une plume, d’encre de Chine et de papier. Il invente ses créatures, imagine et justifie des choses impossibles. Discipliné, il éduque pendant des années son œil, sa main et son caractère jusqu’à ce qu’il conçoive, progressivement, cette grâce et cette innocence, qui peuvent tout faire comprendre avec quasiment rien. Il ne cesse alors de se perfectionner dans la maîtrise de son art, jusqu’à n’être qu’un jouet vivant articulé à son esprit.

De ce jeu qu’est l’Art jaillit un cri purulant. En acceptant d’y jouer, l’homme ôte son masque, se déshabille de sa souveraine hypocrisie, naturellement, assurément et sans prétention. Pour naître, pointer une beauté, grandiose ou minuscule, même si elle pue.

« Chaque tableau contient mystérieusement toute une vie, avec ses souffrances, ses doutes, ses heures d’enthousiasme et de lumière » Kandinsky

Hier encore, nous vagissions de révolte, Et tristement, aujourd’hui, déjà, nous goûtons  , hypocrites, de faux conforts assouvis. Un nouvel esclavage, sous le masque du plaisir. Peindre, pour remuer les viscères, par une séduction trompeuse et cathartique, toucher avec une intensité épidermique mais laisser la perception libre, et s’amuser du cirque du regard.

«  Je n’oublierais jamais ce qui se lie de violent et de merveilleux à la volonté d’ouvrir les yeux, de voir en face ce qui arrive, ce qui est. Et je ne saurais pas ce qui arrive, si je ne savais rien du plaisir extrême si je ne savais rien de l ‘ extrême douleur !… Les ascètes disent de la beauté qu’elle est le piège du diable : la beauté seule, en effet, rend tolérable un besoin de désordre, de violence et d’indignité, qui est la racine de l’Amour  » Georges BATAILLE

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